« Mon premier contrat ! Tellement fier∙e. Sept années de dur labeur pour ça ! »
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, et malgré une image prestigieuse de l’architecture, les conditions de travail des travailleur∙ses de l’architecture ne sont pas confortables ou glorieuses.
⚉ fun fact ⚉: la rémunération moyenne d’un∙e travailleur∙se ne dépasse pas les 1600€ ( brut 😬) en sortie d’études et 2700€ ( net ) en cours de carrière… [ sources à retrouver 🙃 + archigraphies, par l’Ordre des Architectes ]
Trop souvent quand un contrat nous est proposé, entre les lignes, ou derrière des termes abscons qu’on ne comprend pas toujours, des heures supplémentaires non rémunérées et/ou non récupérées, le non-respect de la convention collective, des week-ends déduits des congés payés, etc.
Au cas où tu ne saurais pas ce qu’est la convention collective, dans le cas d’un exercice salarié, c’est le document légal de référence qui régit les conditions de travail en architecture, dont comment doit être calculé un salaire. Tu peux la trouver sur le site de l’Ordre des Architectes.
Après, si une majorité d’agences ne respectent pas cette convention, est-ce que cela ne dit pas que la convention est irréaliste ? Qu’il y a un manque de moyens généralisé ? D’un autre côté, est-ce que ce manque de moyens justifie l’exploitation et la sous-rémunération des travailleur∙ses ?
Avant de signer un contrat, lis quelques posts ou tracts de la CGT archi, n’aies pas peur de l’aspect syndical, et concentre-toi sur la nécessité de t’informer >> ICI
Est-ce qu’un acte de bienveillance, ce ne serait pas de prendre le temps d’expliciter chacun de ces termes, de comprendre exactement ce qui nous engage, pour être dans une validation active et en pleine conscience, et non une validation passive et tacite ?
illustration © Véranie Jeune, inktober 2025, prompt DEAL ( contrat )